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Les impressionnantes mensurations d'une bisquine du début du siècle vous rappelleront peut-être quelque chose : un peu plus de 18 mètres de coque, 340 mètres carrés de toile... Mais oui, ce sont les mêmes chiffres qu'un 60 pieds Open actuel ! Fichtre, voilà un bateau "traditionnel" qui promet, au moins sur le papier ! Et qui tient ses promesses sur l'eau. Car il faut encore lui ajouter, devant, un interminable bout-dehors de 9 mètres et, derrière, une queue-de-malet de 4 mètres ! Au-dessus du pont, la démesure est également de mise : les trois mâts portent jusqu'à trois étages de voiles. Pas de doute, la bisquine est et restera comme le plus beau, le plus toilé, le plus puissant voilier de travail de nos côtes... |
| Histoire et évolution La pêche |
Gréement Les régates |
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La pêche : besoin de puissance Chantiers et marins ont alors deux mots d'ordre : plus de puissance, plus de vitesse. |
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Il faut aller vite parce que les périodes de pêche - huîtres et coquilles saint-Jacques notamment - sont strictement réglementées et surveillées. Il faut aller vite parce que, il faut être le premier à arriver sur les lieux de pêche, puis le premier à rentrer au port pour vendre sa prise. L'ahurissant spectacle de la "caravane" des 400 bisquines de toutes tailles au mouillage devant Cancale a été immortalisé par une célèbre toile du peintre-navigateur Marin-Marie. Il faut de la puissance parce que, utilisées au chalut, à la ligne ou à la drague, les bisquines encaissent des efforts colossaux... |
Le Vengeur, bisquine G15 de Granville, sortant du port pour la pêche au chalut. |
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Il faut aller vite, enfin, parce que les régates locales sont devenues une institution, un rendez-vous annuel obligé, un motif de fierté et de discorde entre les deux principaux havres de la baie. Les Bretons de Cancale et les Normands de Granville mettent un point d'honneur à s'imposer. Et ne se font aucun cadeau... |
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Le gréement Pour atteindre cette nécessaire puissance, il faut également un gréement à la hauteur. Les bisquines portent sept à huit voiles au tiers plus un foc sur trois mâts. Ces mâts, sans étais, sont simplement maintenus par deux « bastaques », une sur chaque bord, et le grand mât est fortement inclinés sur larrière. |
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Bisquines sous voilure de régate (rikikis et bonnette) |
Neuf voiles, donc. Foc, misaine, taillevent et tape-cul occupent
le premier étage. Le petit et le grand huniers, ainsi que
le hunier de tape-cul, sont hissés au second. Enfin, petit
et grand "rikikis" (à Granville, perroquets à Cancale) coiffent l'ensemble
: ils culminent à 20 mètres au-dessus du pont, et
ne servent qu'en régate, comme la bonnette. |
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